Yves Saint Laurent

Yves Saint Laurent

Sur France Culture jeudi 30 mai à 23h dans CRÉATION ON AIR,
Guillaume Leingre et Lionel Quantin proposent

« Y.S.L. : tout est dans le mouvement »

Saharienne, blouse, caban, trench, pantalon, smoking, robe-chemise. Collection « Libération», celle qui fit scandale car elle puisait dans les Puces et le Paris de la guerre, collections « Opéra – Ballets russes » ou « Les Espagnoles et les Romantiques », plus picturales et folkloriques. D’autres encore.

Olivier Châtenet est collectionneur de vêtements, surtout ceux d’Yves Saint Laurent. Sa garde-robe compte près de 4000 pièces de celui qui demeure comme le « couturier français ». Elle est constituée de prêt-à-porter rive gauche de préférence à la haute couture car il s’agit de conserver ce qui a façonné les époques au plus près de la rue. Certaines créations sont devenues des classiques et ont participé de la grammaire du couturier : le pantalon noir par exemple.
Il s’agit aussi d’adhérer à l’invention d’Yves Saint Laurent, à son coup de génie : avoir fait passer le vestiaire des hommes sur les épaules des femmes pour leur donner le pouvoir. Et donc avoir privilégié le prêt-à-porter, à partir de 1972, « parce qu’il est la vie ». Ce fut le rôle social de cette mode et de cette marque. La collection d’Olivier Châtenet témoigne d’une femme qui est « toujours plusieurs ». Cette femme qui travaille, conduit, a une famille, fume des cigarettes – symbole alors d’émancipation ! – et sort le soir. Qu’elle porte un trench, un pantalon ou une blouse transparente, elle est intemporelle, c’est ce que révèle cette garde-robe réunie par le collectionneur. Son témoignage apporte le recul historique, le regard du Temps.
Tissu, couleur, coupe, architecture, transformation, image des vêtements. Tout subsiste. La modernité de certaines d’entre eux apparaît au premier regard. La Saharienne, révélée en mai 68 a déjà 50 ans mais elle peut descendre dans la rue. C’est sans doute car elle fut imaginée par celui qui disait : « Toutes mes robes viennent d’un geste. »

Avec Olivier ChâtenetDominique Deroche de la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, Violeta Sanchez, mannequin, Anaïs Romand, chef costumière (Saint Laurent de Bertrand Bonnelo), Sonia Sieff, photographe, Alexandre Paty, styliste – collectif GAMUT, et Pédro Kouyaté, musicien.

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