Alexandre Tansman

Compositeur et pianiste polonais né le 12 juin 1897 à Lodz (Pologne), mort à Paris le 15 novembre 1986.
Alexandre Tansman apprend le piano au Conservatoire de Lodz, puis la composition au Conservatoire de Varsovie. Il obtient 3 premiers prix de composition en 1919, puis s’installe à Paris où il se lie avec Maurice Ravel, Albert Roussel, Florent Schmitt, Darius Milhaud, Arthur Honegger, Jacques Ibert, Roland-Manuel et Ricardo Vines. Ses oeuvres commencent à être jouées. Il épouse en 1924 Anna Eleonora Brociner. Aux Etats-Unis, Serge Koussevitzky et Willem Mengelberg créent ses oeuvres orchestrales. En 1926, Alexandre Tansman devient membre d’honneur de l’Association des Musiciens Polonais à Paris. L’année suivante, au cours de sa première tournée américaine, il rencontre George Gerschwin avec lequel il se lie d’amitié. De retour à Paris, il forme l’Ecole de Paris, avec d’autres compositeurs d’Europe Centrale tels Marcel Mihalovici, Alexandre Tcherepnin, Bohuslav Martinu et Tibor Harsanyi. En fait d’école, il s’agit plutôt d’une association de compositeurs immigrés. En 1932, il part jouer ses oeuvres en Pologne d’abord, puis lors d’un tour du monde passant par le Japon, la Chine, les Philippines, l’Inde (où il séjourne chez Ghandi), l’Egypte, l’Italie. En 1937, Alexandre Tansman épouse Colette Cras, la fille du compositeur, qui lui donnera 2 filles, Mireille et Marianne. L’année suivante, il obtient la nationalité française. En 1941, soutenu par Charlie Chaplin, Arturo Toscanini, Eugen Ormandy et Jascha Heifetz, il fuit les persécutions nazies et s’établit à Los Angeles où il se rapproche d’Igor Stravinsky, Arnold Schoenberg, Darius Milhaud, Mario Castelnuovo-Tedesco. Après la Guerre, il revient à Paris avec sa famille. Ses 50 ans sont largement fêtés dans le monde en particulier en Hollande. En 1949, Alexandre Tansman dirige ses propres oeuvres à Barcelone lors d’un festival qui lui est dédié. Mais sa femme Colette meurt en 1953. Il effectue son premier voyage en Israël en 1958 puis enseigne la composition à Santiago de Compostela. Il continue à composer abondamment mais est de moins en moins joué. En 1977, Alexandre Tansman est élu à l’Académie Royale de Belgique en remplacement de Dimitri Chostakovitch. La Pologne fête ses 80 ans avec un festival. A la fin de sa vie, il reçoit la Médaille du Mérite de la Culture de l’Etat Polonais, devient Docteur Honoris Causa de l’Académie Musicale de Lodz, puis Commandeur des Arts et des Lettres. Il est enterré au cimetière de Saint Mandé

Alexandre Tansman laisse une œuvre considérable de plus de 800 titres qui touche à tous les domaines : lyrique, ballet, symphonique, concertant, musique de chambre, instrument seul, mélodie… Très critique envers les révolutions du langage musical, il a toujours refusé d’appartenir à un courant, afin de mieux satisfaire sa soif de liberté d’expression artistique. Très marquée par la musique populaire de son pays natal, sa musique, à la fois mélodique et très vive sur le plan rythmique, a subi tour à tour les influences de l’impressionnisme de Ravel, du néoclassicisme de Stravinsky, et même du jazz.

source : documentation Radio France.

Les œuvres